ARTICLE 1 : OBJET
La Société SAS MERMIER LEMARCHAND, dont le siège social est situé rue de Vire à Tinchebray, doit respecter, pour ses installations situées à la même adresse, les modalités du
présent arrêté
préfectoral complémentaire qui vise à fixer les modalités de surveillance et de déclaration des rejets de substances dangereuses dans l'eau qui ont été identifiées à l'issue de la surveillance initiale.
Les prescriptions des actes administratifs antérieurs en date du 10 décembre 2008 et du 3 avril 2012 sont
complétées
par celle du
présent arrêté
.
ARTICLE 2 : PRESCRIPTIONS TECHNIQUES APPLICABLES AUX OPÉRATIONS DE PRÉLÈVEMENTS ET D'ANALYSES
Les prélèvements et analyses réalisés en application du
présent arrêté
doivent respecter les dispositions de l'
arrêté préfectoral complémentaire du
susvisé prescrivant la surveillance initiale RSDE. Pour l'analyse des substances, l'exploitant doit faire appel à un laboratoire d'analyse accrédité selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 pour la matrice
Eaux résiduaires, pour chaque substance à analyser.
Les mesures de surveillance des rejets aqueux imposées à l'industriel par l'
arrêté préfectoral du
à son
article 9.2.3.1
sur des substances mentionnées à l'
article 3
du
présent arrêté
peuvent se substituer à certaines mesures mentionnées à l'
article 3
, sous réserve que la fréquence des mesures imposée à l'
article 3
soit respectée et que les modalités de prélèvement et d'analyses pour les mesures de surveillance réalisées en application de l'
arrêté préfectoral du
répondent aux exigences de l'
arrêté préfectoral complémentaire du
susvisé prescrivant la surveillance initiale RSDE.
ARTICLE 3 : MISE EN ŒUVRE DE LA SURVEILLANCE PÉRENNE
L'exploitant met en œuvre sous 3 mois à compter de la notification du
présent arrêté
les programmes de surveillance au(x) point(s) de rejet des effluents industriels de l'établissement dans les conditions suivantes :
| Nom du rejet | Substances | Périodicité | Durée de chaque prélèvement | Limite de quantification à atteindre par les laboratoires en μg/l |
|---|---|---|---|---|
| Rejet de l'installation | Cuivre | 1 mesure par trimestre | 24 h représentatives du fonctionnement de l'installation | 5 |
| Rejet de l'installation | Zinc | 1 mesure par trimestre | 24 h | 10 |
La surveillance pérenne est mise en œuvre pendant 2,5 ans, à raison d'une analyse par trimestre. A l'issue de cette période, le nombre de substances à suivre pourra être à nouveau évalué au regard des critères qui ont imposé la surveillance pérenne de ces substances.
ARTICLE 4 : REMONTÉE D'INFORMATION SUR L'ÉTAT D'AVANCEMENT DE LA SURVEILLANCE DES REJETS.
4.1 Déclaration des données relatives à la surveillance des rejets aqueux
Les résultats des mesures réalisées en application de l'
article 3
du
présent arrêté
sont transmis trimestriellement à l'inspection des installations classées. Lorsque seront mis en place les instruments de télédéclaration en ligne via le site GIDAF, les résultats des mesures seront transmis par ce biais à l'inspection des installations classées.
4.2 Déclaration annuelle des émissions polluantes
Les substances faisant l'objet de la surveillance pérenne décrite à l'
article 3
du
présent arrêté
doivent faire l'objet d'une déclaration annuelle des émissions polluantes et des déchets via le site GEREP. Ces déclarations peuvent être établies à partir des mesures de surveillance prévues à l'
article 3
du
présent arrêté
ou par toute autre méthode plus précise validée par les services de l'inspection.
ARTICLE 5 : DÉLAIS ET VOIES DE RECOURS
Le présent arrêté
est soumis à un contentieux de pleine juridiction. Il peut être déféré à la juridiction administrative :
- - par les demandeurs ou exploitants, dans un délai de deux mois qui commence à courir du jour où lesdits actes leur ont été notifiés ;
- - par les tiers, personnes physiques ou morales, les communes intéressées ou leurs groupements, en raison des inconvénients ou des dangers que le fonctionnement de l'installation présente pour les intérêts visés à l' article L.511-1 , dans un délai d'un an à compter de la publication ou de l'affichage desdits actes.
Les tiers qui n'ont acquis ou pris à bail des immeubles ou n'ont élevé des constructions dans le voisinage d'une installation classée que postérieurement à l'affichage ou à la publication de l'arrêté autorisant l'ouverture de cette installation ou atténuant les prescriptions primitives ne sont pas recevables à déférer ledit arrêté à la juridiction administrative
ARTICLE 6 : SANCTIONS
Si les prescriptions fixées dans
le présent arrêté
ne sont pas respectées, indépendamment des sanctions pénales, les sanctions administratives prévues par le
code de l'Environnement
pourront être appliquées.
Toute mise en demeure, prise en application du
code de l'environnement
et des textes en découlant, non suivie d'effet constituera un délit.
ARTICLE 7: PUBLICATION
Un extrait du
présent arrêté
comportant notamment les prescriptions auxquelles l'installation est soumise sera affiché pendant un mois à la mairie de Tinchebray avec indication qu'une copie intégrale est déposée à la mairie et mise à la disposition de tout intéressé. Il sera justifié de l'accomplissement de cette formalité par un certificat d'affichage.
Le même extrait sera affiché en permanence, de façon visible, dans les locaux de l'installation par les soins de la société.
Un avis sera inséré, par les soins de la sous-préfecture, dans deux journaux du département, aux frais du pétitionnaire ainsi que sur le site Internet de la préfecture de l'Orne.
ARTICLE 8: EXECUTION
Le secrétaire général de la préfecture de l'Orne, le sous-préfet d'Argentan, le lieutenant-colonel commandant le groupement de gendarmerie de l'Orne, le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Basse-Normandie, l'inspecteur des installations classées en matière industrielle et le maire de Tinchebray sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du
présent arrêté
qui sera notifié à la Société SAS MERMIER LEMARCHAND.
Pour copie certifiée conforme
Le Secrétaire Général
de la Sous-Préfecture
Jonathan COTRAUD
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