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PRÉFET DE LA SEINE-MARITIME
DIRECTION REGIONALE DE L'ENVIRONNEMENT, DE L'AMÉNAGEMENT ET DU LOGEMENT DE HAUTE-NORMANDIE
Unité Territoriale du Havre
Affaire suivie par Sabrina LE ROL Tél : 02 35 19 32 84 Fax : 02 35 19 32 99 Mél : sabrina.lerol@developpement-durable.gouv.fr

Arrêté du portant sur des prescriptions complémentaires imposant à la société OSILUB la constitution de garanties financières pour la mise en sécurité en cas d'arrêt définitif de son installation sise à GONFREVILLE L'ORCHER.

Le préfet de la région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime,
Commandeur de la Légion d'Honneur
Vu le code de l'environnement et notamment ses articles L. 516-1 , R. 512-31 et R. 516-1 et suivants ;
Vu le décret n° 2004-374 du modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'État dans les régions et les départements ;
Vu le décret du Président de la République en date du 17 janvier 2013 nommant M. Pierre-Henry Maccioni préfet de la région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime,
Vu l' arrêté ministériel du fixant la liste des installations classées soumises à l'obligation de constitution de garanties financières en application du 5° de l' article R. 516-1 du code de l'environnement ;
Vu l' arrêté ministériel du relatif aux modalités de détermination et d'actualisation du montant des garanties financières pour la mise en sécurité des installations classées et des garanties additionnelles en cas de mise en œuvre de mesures de gestion de la pollution des sols et des eaux souterraines ;
Vu l' arrêté ministériel du relatif aux modalités de constitution de garanties financières prévues aux articles R. 516-1 et suivants du code de l'environnement ;
Vu l' arrêté préfectoral n° 13-196 du modifié portant délégation de signature à M. Eric MAIRE, secrétaire général de la préfecture de la Seine-Maritime ;
Vu l'arrêté d'autorisation d'exploitation de la société OSILUB en date du 8 décembre 2009 ;
Vu les propositions de calcul du montant des garanties financières faites par la société OSILUB par courrier du 4 novembre 2013 complété par courrier du 22 septembre 2014 ;
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Vu le rapport de l'inspecteur des installations classées du 29 octobre 2014,
Vu la délibération du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques en date du 18 novembre 2014 ;
Vu la transmission du projet d'arrêté faite à l'exploitant en date du 19 novembre 2014.
Considérant que l'installation exploitée est notamment soumise à autorisation au titre de la rubrique n°2770 de la nomenclature des installations classées listée par l' arrêté ministériel du susvisé et qu'elle est considérée comme existante au sens de ce même arrêté ;
Considérant que les activités concernées par cette rubrique sont exercées à des niveaux supérieurs aux seuils fixés par l' arrêté ministériel du susvisé.
Sur proposition du secrétaire général de la préfecture,

ARRETE

Article 1er : Objet

La société OSILUB, ci-après dénommée l'exploitant , dont le siège social est situé GONFREVILLE L'ORCHER, est tenue, dans le cadre du 5° du IV de l' article R. 516-2 du code de l'environnement , de constituer des garanties financières visant la mise en sécurité des installations listées à l' article 2 du présent arrêté , implantées sur le site sis ZIP -
4991 route de la plaine
– 76700 GONFREVILLE L'ORCHER.

Article 2 : Installations couvertes par les garanties financières

Les garanties financières définies dans le présent arrêté s'appliquent aux installations listées dans le tableau ci-après ainsi qu'à leurs installations connexes implantées sur le site susvisé :
Installations (rubriques d'activité) Libellé Volume autorisé
2770-1.b Installation de traitement thermique de déchets dangereux ou de déchets contenant des substances dangereuses ou préparations dangereuses mentionnées à l' article R. 511-10 du code de l'environnement à l'exclusion des installations visées à la rubrique 2793.
1. Les déchets destinés à être traités contenant des substances dangereuses ou préparations dangereuses mentionnées à l' article R. 511-10 du code de l'environnement .
b) La quantité de substances dangereuses ou préparations dangereuses susceptible d'être présente dans l'installation étant inférieure aux seuils AS des rubriques d'emploi ou de stockage de ces substances ou préparations
Régénération d'huiles usagées.
Capacité maximale :
120 000 T/an
Elles s'établissent sans préjudice des garanties financières que l'exploitant constitue éventuellement en application du 3° du IV de l' article R.516-2 du code de l'environnement .
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Article 3: Montant des garanties financières / natures et quantités de déchets couvertes par ces garanties

Le montant des garanties financières est fixé à 296 235 € TTC.
Les quantités maximales de déchets couvertes par ce montant, pouvant en conséquence être stockées sur le site, sont les suivantes :
Type de déchets Quantité maximale susceptible d'être stockée au sein de l'installation
Soude 30 % 117 tonnes
Eaux polluées 280 tonnes
Glycol 25 tonnes
Produits de traitement TAR 5 tonnes
Produits de traitement chaudières 5 tonnes
Produits de traitement exploitation 3 tonnes
Chiffons souillés 1 tonne
Verres souillés 1 tonne
Déchets dangereux spéciaux (maintenance) 5 tonnes
Déchets non-dangereux (maintenance) 5 tonnes
Ferrailles souillées 5 tonnes

Article 4: Constitution des garanties financières

Le document attestant de la constitution des garanties financières est délivré par l'un des organismes prévu à l' article R. 516-2 du code de l'environnement .
Il est établi dans les formes prévues par l' arrêté ministériel du susvisé. La date d'expiration du cautionnement ne peut être fixée moins de deux années après la date d'effet de la caution.
Les documents attestant de la constitution des garanties financières sont transmis à l'inspection des installations classées selon l'échéancier suivant, établi en fonction du type de garants :
Taux de constitution du montant des garanties financières fixé à l' article 3 du présent arrêté
Échéance de remise de l'attestation correspondante Garants classiques Consignation à la Caisse des Dépôts et Consignations
Selon les modalités définies à l' article 3 de l' arrêté ministériel du fixant la liste des installations soumises à l'obligation de constitution de garanties financières. 20 % 20 %
1er juillet 2015 40 % 30 %
1er juillet 2016 60 % 40 %
1er juillet 2017 80 % 50 %
1er juillet 2018 100 % 60 %
1er juillet 2019 70 %
1er juillet 2020 80 %
1er juillet 2021 90 %
1er juillet 2022 100 %

Article 5 : Actualisation des garanties financières

Sans préjudice des dispositions de l' article R. 516-5-1 du code de l'environnement , l'exploitant présente tous les 5 ans un état actualisé du montant de ses garanties financières.
Ce montant réactualisé est obtenu par application de la méthode d'actualisation ci-après :
\mathbf{Mn} = \mathbf{Mr} * (\text{Indexn}/\text{IndexR}) * (1 + \text{TVAn}) / (1 + \text{TVAR})
Avec :
  • - Mn : le montant des garanties financières devant être constituées l'année n et figurant dans le document d'attestation de la constitution de garanties financières
  • - Mr : le montant de référence des garanties financières, fixé à l' article 3 du présent arrêté
  • - Indexn : indice TP01 au moment de la constitution du document d'attestation de la constitution des garanties financières
  • - IndexR : indice TP01 utilisé pour l'établissement du montant de référence des garanties financières ; indexR = 700,4
  • - TVAn : taux de la TVA applicable au moment de la constitution du document d'attestation de la constitution des garanties financières
  • - TVAR : taux de la TVA applicable à l'établissement du présent arrêté ; TVAR = 20
Les indices TP01 sont consultables au bulletin officiel de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
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Toute modification des conditions d'exploitation conduisant à une modification du coût de mise en sécurité doit nécessiter une révision du montant de référence des garanties financières.

Article 6 : Renouvellement des garanties financières

Le renouvellement des garanties financières intervient au moins trois mois avant la date d'échéance du document attestant de la constitution des garanties financières.
Pour attester du renouvellement des garanties financières, l'exploitant adresse au préfet, au moins trois mois avant la date d'échéance susvisée, un nouveau document dans les formes prévues par l' arrêté ministériel du susvisé.
L'exploitant informe le préfet, dès qu'il en a connaissance, de tout changement de garant, de tout changement de formes de garanties financières ou encore de toutes modifications des modalités de constitution des garanties financières, telles que définies à l' article R. 516-1 du code de l'environnement , ainsi que de tout changement des conditions d'exploitation conduisant à une modification du montant des garanties financières.

Article 7 : Révision du montant des garanties financières

Toute modification des conditions d'exploitation conduisant à une modification du coût de mise en sécurité nécessite une révision du montant de référence des garanties financières et doit être portée à la connaissance du préfet avant sa réalisation.

Article 8 : Absence de garanties financières

Outre les sanctions rappelées à l' article L. 516-1 du code de l'environnement , l'absence de garanties financières peut entraîner la suspension du fonctionnement des activités visées à l' article 2 du présent arrêté , après mise en œuvre des modalités prévues à l' article L. 171-8 de ce code.
Conformément à l' article L. 171-9 du même code, pendant la durée de la suspension, l'exploitant est tenu d'assurer à son personnel le paiement des salaires, indemnités et rémunérations de toute nature auxquels il avait droit jusqu'alors.

Article 9 : Appel des garanties financières

Le préfet peut faire appel aux garanties financières à la cessation d'activité pour assurer la mise en sécurité de l'installation en application des dispositions mentionnées à l' article R. 512-39-1 du code de l'environnement :
  • - soit en cas de non-exécution par l'exploitant de ces dispositions, après intervention des mesures prévues à l' article L. 514-1 du code de l'environnement ,
  • - soit en cas de disparition juridique de l'exploitant.

Article 10 : Levée de l'obligation de garanties financières

L'obligation de garanties financières est levée, en tout ou partie, à l'arrêt définitif total ou partiel des activités listées à l' article 2 du présent arrêté , et après que les travaux couverts par les garanties financières ont été réalisés.
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La réalisation des mesures de mise en sécurité est constatée dans le cadre de la procédure de cessation d'activité prévue aux articles R. 512-39-1 et suivants du code de l'environnement , par rapport de l'inspection des installations classées.
L'obligation de garanties financières est levée par arrêté préfectoral, après consultation des maires des communes intéressées.
En application de l' article R. 516-5 du code de l'environnement , le préfet peut demander la réalisation, aux frais de l'exploitant, d'une évaluation critique par un tiers expert des éléments techniques justifiant la levée de l'obligation de garanties financières.

Article 11 : Voies de recours

La présente décision peut être déférée au tribunal administratif de Rouen conformément à l' article R. 514-3-1 du code de l'environnement :
  • - dans un délai d'un an pour les tiers à compter de la date de la publication ou d'affichage en mairie,
  • - dans un délai de deux mois pour le demandeur à compter de la notification à l'exploitant.

Article 12 : Affichage

En vue de l'information des tiers, un extrait dudit arrêté énumérant les motifs qui ont fondé la décision ainsi que les prescriptions, et faisant connaître que copie dudit arrêté est déposée en mairie et peut y être consultée par tout intéressé, est affiché à la mairie pendant une durée minimum d'un mois.
Un procès verbal de ces formalités doit être adressé à la préfecture de la Seine-Maritime.
Le même extrait doit être affiché en permanence de façon lisible aux portes de l'installation par les soins de l'exploitant.
Une copie du présent arrêté doit par ailleurs être tenue au siège social de l'exploitant à la disposition des autorités chargées d'en contrôler l'exécution.
Un avis doit être inséré aux frais de l'exploitant dans deux journaux locaux diffusés dans tout le département.
Ce même avis doit être publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime.

Article 13 : Exécution de l'arrêté

Le secrétaire général de la préfecture de la Seine-Maritime, le maire de la commune de GONFREVILLE, L'ORCHER, le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Haute-Normandie (DREAL), ainsi que tout agent habilité des services précités et toute autorité de police et de gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté .
Fait à Rouen, le 11 DEC. 2014
Pour le préfet et par délégation
le secrétaire général
Eric MAIRE
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