Article 1er : Objet
La société OSILUB, ci-après dénommée
l'exploitant, dont le siège social est situé GONFREVILLE L'ORCHER, est tenue, dans le cadre du 5° du IV de l' article R. 516-2 du code de l'environnement , de constituer des garanties financières visant la mise en sécurité des installations listées à l' article 2 du présent arrêté , implantées sur le site sis ZIP - 4991 route de la plaine – 76700 GONFREVILLE L'ORCHER.
Article 2 : Installations couvertes par les garanties financières
Les garanties financières définies dans
le présent arrêté
s'appliquent aux installations listées dans le tableau ci-après ainsi qu'à leurs installations connexes implantées sur le site susvisé :
| Installations (rubriques d'activité) | Libellé | Volume autorisé |
|---|---|---|
| 2770-1.b |
Installation de traitement thermique de déchets dangereux ou de déchets contenant des substances dangereuses ou préparations dangereuses mentionnées à l'
article R. 511-10
du
code de l'environnement
à l'exclusion des installations visées à la rubrique 2793.
1. Les déchets destinés à être traités contenant des substances dangereuses ou préparations dangereuses mentionnées à l' article R. 511-10 du code de l'environnement . b) La quantité de substances dangereuses ou préparations dangereuses susceptible d'être présente dans l'installation étant inférieure aux seuils AS des rubriques d'emploi ou de stockage de ces substances ou préparations |
Régénération d'huiles usagées.
Capacité maximale : 120 000 T/an |
Elles s'établissent sans préjudice des garanties financières que l'exploitant constitue éventuellement en application du 3° du IV de l'
article R.516-2
du
code de l'environnement
.
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Article 3: Montant des garanties financières / natures et quantités de déchets couvertes par ces garanties
Le montant des garanties financières est fixé à 296 235 € TTC.
Les quantités maximales de déchets couvertes par ce montant, pouvant en conséquence être stockées sur le site, sont les suivantes :
| Type de déchets | Quantité maximale susceptible d'être stockée au sein de l'installation |
|---|---|
| Soude 30 % | 117 tonnes |
| Eaux polluées | 280 tonnes |
| Glycol | 25 tonnes |
| Produits de traitement TAR | 5 tonnes |
| Produits de traitement chaudières | 5 tonnes |
| Produits de traitement exploitation | 3 tonnes |
| Chiffons souillés | 1 tonne |
| Verres souillés | 1 tonne |
| Déchets dangereux spéciaux (maintenance) | 5 tonnes |
| Déchets non-dangereux (maintenance) | 5 tonnes |
| Ferrailles souillées | 5 tonnes |
Article 4: Constitution des garanties financières
Le document attestant de la constitution des garanties financières est délivré par l'un des organismes prévu à l'
article R. 516-2
du
code de l'environnement
.
Il est établi dans les formes prévues par l'
arrêté ministériel du
susvisé. La date d'expiration du cautionnement ne peut être fixée moins de deux années après la date d'effet de la caution.
Les documents attestant de la constitution des garanties financières sont transmis à l'inspection des installations classées selon l'échéancier suivant, établi en fonction du type de garants :
| Taux de constitution du montant des garanties financières fixé à l' article 3 du présent arrêté | ||
| Échéance de remise de l'attestation correspondante | Garants classiques | Consignation à la Caisse des Dépôts et Consignations |
| Selon les modalités définies à l' article 3 de l' arrêté ministériel du fixant la liste des installations soumises à l'obligation de constitution de garanties financières. | 20 % | 20 % |
| 1er juillet 2015 | 40 % | 30 % |
| 1er juillet 2016 | 60 % | 40 % |
| 1er juillet 2017 | 80 % | 50 % |
| 1er juillet 2018 | 100 % | 60 % |
| 1er juillet 2019 | 70 % | |
| 1er juillet 2020 | 80 % | |
| 1er juillet 2021 | 90 % | |
| 1er juillet 2022 | 100 % | |
Article 5 : Actualisation des garanties financières
Sans préjudice des dispositions de l'
article R. 516-5-1
du
code de l'environnement
, l'exploitant présente tous les 5 ans un état actualisé du montant de ses garanties financières.
Ce montant réactualisé est obtenu par application de la méthode d'actualisation ci-après :
\mathbf{Mn} = \mathbf{Mr} * (\text{Indexn}/\text{IndexR}) * (1 + \text{TVAn}) / (1 + \text{TVAR})
Avec :
- - Mn : le montant des garanties financières devant être constituées l'année n et figurant dans le document d'attestation de la constitution de garanties financières
- - Mr : le montant de référence des garanties financières, fixé à l' article 3 du présent arrêté
- - Indexn : indice TP01 au moment de la constitution du document d'attestation de la constitution des garanties financières
- - IndexR : indice TP01 utilisé pour l'établissement du montant de référence des garanties financières ; indexR = 700,4
- - TVAn : taux de la TVA applicable au moment de la constitution du document d'attestation de la constitution des garanties financières
- - TVAR : taux de la TVA applicable à l'établissement du présent arrêté ; TVAR = 20
Les indices TP01 sont consultables au bulletin officiel de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
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Toute modification des conditions d'exploitation conduisant à une modification du coût de mise en sécurité doit nécessiter une révision du montant de référence des garanties financières.
Article 6 : Renouvellement des garanties financières
Le renouvellement des garanties financières intervient au moins trois mois avant la date d'échéance du document attestant de la constitution des garanties financières.
Pour attester du renouvellement des garanties financières, l'exploitant adresse au préfet, au moins trois mois avant la date d'échéance susvisée, un nouveau document dans les formes prévues par l'
arrêté ministériel du
susvisé.
L'exploitant informe le préfet, dès qu'il en a connaissance, de tout changement de garant, de tout changement de formes de garanties financières ou encore de toutes modifications des modalités de constitution des garanties financières, telles que définies à l'
article R. 516-1
du
code de l'environnement
, ainsi que de tout changement des conditions d'exploitation conduisant à une modification du montant des garanties financières.
Article 7 : Révision du montant des garanties financières
Toute modification des conditions d'exploitation conduisant à une modification du coût de mise en sécurité nécessite une révision du montant de référence des garanties financières et doit être portée à la connaissance du préfet avant sa réalisation.
Article 8 : Absence de garanties financières
Outre les sanctions rappelées à l'
article L. 516-1
du
code de l'environnement
, l'absence de garanties financières peut entraîner la suspension du fonctionnement des activités visées à l'
article 2
du
présent arrêté
, après mise en œuvre des modalités prévues à l'
article L. 171-8
de ce code.
Conformément à l'
article L. 171-9
du même code, pendant la durée de la suspension, l'exploitant est tenu d'assurer à son personnel le paiement des salaires, indemnités et rémunérations de toute nature auxquels il avait droit jusqu'alors.
Article 9 : Appel des garanties financières
Le préfet peut faire appel aux garanties financières à la cessation d'activité pour assurer la mise en sécurité de l'installation en application des dispositions mentionnées à l'
article R. 512-39-1
du
code de l'environnement
:
- - soit en cas de non-exécution par l'exploitant de ces dispositions, après intervention des mesures prévues à l' article L. 514-1 du code de l'environnement ,
- - soit en cas de disparition juridique de l'exploitant.
Article 10 : Levée de l'obligation de garanties financières
L'obligation de garanties financières est levée, en tout ou partie, à l'arrêt définitif total ou partiel des activités listées à l'
article 2
du
présent arrêté
, et après que les travaux couverts par les garanties financières ont été réalisés.
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La réalisation des mesures de mise en sécurité est constatée dans le cadre de la procédure de cessation d'activité prévue aux
articles R. 512-39-1
et suivants du
code de l'environnement
, par rapport de l'inspection des installations classées.
L'obligation de garanties financières est levée par arrêté préfectoral, après consultation des maires des communes intéressées.
En application de l'
article R. 516-5
du
code de l'environnement
, le préfet peut demander la réalisation, aux frais de l'exploitant, d'une évaluation critique par un tiers expert des éléments techniques justifiant la levée de l'obligation de garanties financières.
Article 11 : Voies de recours
La présente décision peut être déférée au tribunal administratif de Rouen conformément à l'
article R. 514-3-1
du
code de l'environnement
:
- - dans un délai d'un an pour les tiers à compter de la date de la publication ou d'affichage en mairie,
- - dans un délai de deux mois pour le demandeur à compter de la notification à l'exploitant.
Article 12 : Affichage
En vue de l'information des tiers, un extrait dudit arrêté énumérant les motifs qui ont fondé la décision ainsi que les prescriptions, et faisant connaître que copie dudit arrêté est déposée en mairie et peut y être consultée par tout intéressé, est affiché à la mairie pendant une durée minimum d'un mois.
Un procès verbal de ces formalités doit être adressé à la préfecture de la Seine-Maritime.
Le même extrait doit être affiché en permanence de façon lisible aux portes de l'installation par les soins de l'exploitant.
Une copie du
présent arrêté
doit par ailleurs être tenue au siège social de l'exploitant à la disposition des autorités chargées d'en contrôler l'exécution.
Un avis doit être inséré aux frais de l'exploitant dans deux journaux locaux diffusés dans tout le département.
Ce même avis doit être publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime.
Article 13 : Exécution de l'arrêté
Le secrétaire général de la préfecture de la Seine-Maritime, le maire de la commune de GONFREVILLE, L'ORCHER, le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Haute-Normandie (DREAL), ainsi que tout agent habilité des services précités et toute autorité de police et de gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du
présent arrêté
.
Fait à Rouen, le 11 DEC. 2014
Pour le préfet et par délégation
le secrétaire général
Eric MAIRE
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